Sur le calendrier, nous avons fait cette randonnée au printemps. Pour autant, sur le terrain, la montagne semble avoir raté les infos. C’est le constat que l’on a fait rapidement en s’engageant sur cette magnifique boucle reliant le lac Achard, les lacs Robert et le lac des Vallons. Une randonnée, au cœur de Belledonne, qui, à cette période de l’année, offre un spectacle exceptionnel. Une montagne en pleine transition, hésitant encore entre les derniers soubresauts de l’hiver et les promesses des beaux jours. Suivez-nous pour la balade.

Le printemps commence au lac Achard
Le départ de la rando se fait à Chamrousse, depuis le parking de la route de la Croisette. Le départ se déroule dans des conditions classiques. Le sentier est agréable, la végétation reprend doucement ses droits et le lac Achard apparaît dans toute sa sérénité. C’est avec un peu de nostalgie que nous passons par ce lac car c’est ici que nous avons fait découvrir le bivouac à nos enfants il y a quelques années. Le soleil réchauffe l’atmosphère, tout laisse penser que la rando sera une paisible balade printanière. Spoiler, ce n’est pas exactement ce qui nous attend.






Direction les lacs Robert… et le retour de l’hiver
Au fil de la montée, le décor change progressivement. Au col de l’Infernet, les bouquetins viennent nous saluer, même si avec notre Swanou, ils gardent leur distance.

Une fois le col passé, les plaques de neige deviennent plus nombreuses, les traces moins évidentes et les chaussures commencent à comprendre qu’elles vont avoir un peu plus de travail que prévu. 😉

Après une longue étendue neigeuse à traverser, les lacs Robert s’offrent à nous. Et là, le spectacle est tout simplement grandiose. Les lacs sont en pleine débâcle. Une partie de leur surface reste emprisonnée sous la glace tandis que l’eau libre gagne progressivement du terrain. Les couleurs sont incroyables. Le blanc de la neige, les couleurs turquoises de l’eau sur la glace, les reflets des sommets environnants, c’est fabuleux. Difficile de quitter cet endroit. Avec Marjo, nous avons du faire au moins 200 photos de cet endroit.






La neige, cet invité qui refuse de partir
Oui, la randonnée a beau se dérouler au printemps, la neige reste omniprésente sur une bonne partie du parcours. On alterne entre sentiers visibles, traversées de névés, recherche d’itinéraire et quelques passages où on se demande très sincèrement si le balisage n’est pas lui aussi partir en vacances. Chaque pas demande un peu plus d’attention. On glisse parfois légèrement, on s’enfonce occasionnellement et l’on découvre rapidement que la distance annoncée n’a plus la même signification. Petite pensée pour les jeunes filles en pls que nous avons croisées et qui sur les conseils de Chat GPT s’étaient engagées sur une rando « facile ». Dans ces conditions, il n’en n’est rien !



Le lac des Vallons, retour au printemps
Après les lacs Robert, le parcours retrouve progressivement des allures plus printanières. Le lac des Vallons est un bon endroit pour pique-niquer (si comme nous vous démarrez cette rando de bonne heure). Les fleurs sont de partout et avec la vue sur Grenoble, on se rend compte à quel point la ville n’est pas loin. Au final, nous aurons mis environ 5h30 pour faire cette randonnée de 11 km, arrêts photos et pique-nique compris. Il faut compter environ 600m de D+ et si ce n’est les conditions printanières, pas de grosses difficultés à signaler, mais il faut tenir compte de ces conditions.




Le printemps, plus belle saison pour découvrir les lacs Robert ?
Sans aucun doute !! Au printemps, la montagne nous raconte deux histoires à la fois. Celle de l’hiver qui s’accroche encore aux sommets et celle de la nature qui se réveille dans les vallées. Cette boucle permet d’assister à cette rencontre unique entre deux saisons. Une randonnée parfois plus physique qu’elle n’en a l’air à cause de la neige encore bien présente, mais largement récompensée par la beauté des paysages. Et puis avouons-le, observer les lacs Robert en pleine débâcle vaut largement des chaussures mouillées et quelques jurons lorsque l’on s’enfonce jusqu’au mollet dans un névé que l’on croyait parfaitement solide. La montagne a de l’humour. Elle aime simplement nous le rappeler de temps en temps. 😉




